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Vignette-2010-Mai-Boutique-Molusk

L’histoire de la boutique

Avant de reprendre une activité normale, on va vous expliquer l’histoire de LA boutique:

En aménageant chez Petit Poucet, notre objectif à terme était d’ouvrir une boutique Molusk. Mathias, le chef des Petits Poucets et aussi notre conseiller stratégique et investisseur nous demande début avril quand est ce qu’on se décidera à aller faire un tour en Vélib’ pour repérer les quartiers qui seraient les plus adéquats pour l’ouverture de notre propre boutique.

Avec Anthony, nous décidons alors de prendre un peu d’avance et de commencer par regarder sur le site de la ville de Paris pour voir si on ne trouve pas, par hasard, un local à louer. Le problème avec les locaux de la ville de Paris, c’est qu’ils sont en général mal placés dans les quartiers en périphérie de la ville. Pour une fois, un de ces fonds de commerce était situé rue de l’Hôtel de Ville dans le 4ème près des quais de Seine. Pas dans une rue passante mais au moins dans un quartier intéressant. Après avoir téléphoné pour savoir s’il était possible de déposer un dossier de candidature, il nous a été répondu qu’un dossier avait déjà été soumis à la mairie d’arrondissement pour acceptation mais qu’en cas de refus de celle-ci (ce qui doit être rare puisque lesdits dossiers sont préalablement choisis par l’organisme qui gère ces biens), il serait possible de déposer notre dossier. Il nous faut donc attendre le milieu du mois de mai.

site recherche de locaux de la ville de Paris

N’ayant que peu d’espoir, nous décidons de regarder un peu les prix du marché et de visiter Paris à pied pour ne pas arriver sans idées au rendez-vous avec Mathias. Le weekend précédent, nous avions vu des emplacements libres dans la rue des Rosiers. Nous téléphonons donc pour connaitre le montant du loyer et du droit au bail, sans penser que ça peut être aussi cher.

recherche boutique dans PAP

Nous décidons donc d’acheter le PAP du jeudi que nous ne consultons que le weekend. Et nous voilà donc partis le dimanche après-midi pour un repérage des boutiques. Entre celles au loyer accessible mais au droit au bail trop cher (nous en avons vu une de 17 m2 avec un droit au bail de 216 000 euros dans le quartier de la rue des Rosiers !), celles avec un droit au bail acceptable mais un loyer prohibitif et les boutiques dans les endroits perdus, on n’a pas trouvé notre bonheur !

recherche local sur Paris

Il y a juste une dame rue St-Paul, alors qu’on venait pour voir un autre local, qui nous a dit qu’une belle boutique allait bientôt être mise en location. Nous nous inscrivons donc sur le site de PAP pour être informé plus rapidement au cas où une occasion exceptionnelle serait mise en ligne. Et voilà que le mercredi suivant je vois l’annonce correspondant à la belle boutique de la rue St-Paul.

annonce boutique rue St-Paul

Le loyer nous parait un peu cher mais on téléphone pour prendre rendez-vous et aller la visiter le lendemain matin, jeudi, jour de sortie du PAP. On a rendez-vous à midi, et là on découvre une beauté (on n’avait pas vu le dimanche l’intérieur car elle était fermé et le rideau de fer baissé). Le rez-de-chaussée est très beau avec un plancher ciré, des poutres apparentes, il y a un petit espace cuisine et même une douche ! La fenêtre du fond donne sur une petite cour fleurie. On est surpris de voir un aussi grand étage. Tout est propre, rien à refaire. Puis on visite les caves aménagées avec le toit en voute. Anthony et Mathias rient ensemble nerveusement tandis que je continue la visite. Rideau de fer électrique, lumières, antivol, c’est canon ! Anthony saigne même du nez et me dit : « Je suis ému… » Moi, je trouve ça très beau mais je n’arrête pas de me dire : c’est super grand , comment est ce qu’on va pouvoir remplir tout ça ?

belle boutique rue St-Paul

Nous sommes les premiers à visiter et nous disons tout de suite que nous sommes potentiellement intéressés. Puis ça va très vite. Nous avons rendez-vous le lundi suivant chez le notaire pour voir le bail, et nous devons signer la promesse de location le vendredi (soit une semaine après notre première visite). Au départ, Anthony et Mathias sont plus motivés que moi, puis Anthony réussi à me convaincre, on pourrait faire notre atelier au sous-sol, la boutique au rez-de-chaussée et à l’étage, ou habiter à l’étage, ou partager avec des copines le lieu de vente… On réfléchit à ce qu’on pourrait mettre dedans, faire un concept store sur l’idée de l’univers sous-marin, on téléphone à plein de gens pour savoir ce qu’ils en pensent, s’ils connaissent la rue St-Paul…

On nous met en garde sur le prix du loyer, on calcule qu’il faudrait qu’on vende 260 euros HT pour payer tous les frais, on en parle aux copines qui ont déjà une boutique pour savoir combien elles gagnent. Une amie nous dit que c’est possible, elle a ouvert sa boutique de bijoux depuis peu (novembre), et, avec un loyer légèrement moins cher et une boutique plus petite (25 m2), elle arrive à gagner plus que 260 euros par jour. Alors là j’y crois et je me vois déjà en train d’installer les produits dans la boutique.

Beaucoup nous disent aussi que c’est un gros investissement au niveau temps puisqu’il faut ouvrir le weekend, les vacances… Puis, mercredi, Anthony et Mathias penchent pour le non, alors que moi cette fois c’est oui. Anthony téléphone pour dire qu’on ne la prendra pas.

Je dors mal la nuit, pensant qu’on a fait le mauvais choix. On refait le point le matin tout les trois et je rappelle pour dire que finalement on voudrait la prendre si ce n’est pas trop tard. Comme c’est déjà jeudi, on repousse le rendez-vous chez le notaire pour la signature de la promesse à après les vacances scolaires (car le notaire part en vacances), c’est-à-dire au lundi 3 mai. On n’est pas mécontent, ça nous laisse plus de temps pour réfléchir…

Pendant toute la semaine on passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel, on s’organise, on fait des plans, des copines nous proposent de partager la boutique, on réfléchit en terme financier, on scrute les annonces sans trouver mieux que celle-ci, on retourne visiter la boutique à plusieurs moments de la journée, on discute avec les voisins… Bref, on arrive pas à choisir. Au point de vue financier c’est bon mais juste, faut pas se planter.

Laure, une copine qui a travaillé dans cette rue nous la déconseille encore et encore (on a du mal à l’écouter,on est hypnotisé)car elle dit qu’il n’y a pas assez de passage. Alors on retourne voir une dernière fois et on compte les gens, on observe. Et c’est là qu’on se dit que c’est un peu trop risqué si la rue n’est pas assez passante. Alors, malgré son physique alléchant, le fait qu’on aurait eu l’atelier et la boutique réunie dans un cadre magnifique, Anthony (encore lui le courageux) appelle pour dire qu’on est trop juste au niveau financier. Bye Bye jolie boutique avec quand même beaucoup de regrets !

3 Responses to L’histoire de la boutique

  1. Juliette 3 mai 2010 at 13 h 15 min #

    oh ben non :-(
    je suis déçue didonc!!

  2. Raphaël 3 mai 2010 at 14 h 19 min #

    Juliette m’en avait dit monts et merveilles… dommage.
    Courage ! Vous finirez bien par trouver :)

  3. Anthony 3 mai 2010 at 17 h 48 min #

    Plus petit, moins cher et mieux placé, c’est ça l’idée !

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